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Hier, le président du Kuomintang (KMT), Wu Po-hsiung, a présenté publiquement ses excuses après que 4 députés de son parti ont fait irruption au QG de campagne électorale de Frank Hsieh, le candidat démocrate-progressiste à la présidentielle du 22 mars, suscitant depuis une vive polémique.
Les 4 députés en question étaient d’ailleurs aux côtés de Wu Po-hsiung durant la conférence de presse et ont eux aussi demandé pardon à Frank Hsieh et au public pour leur initiative.
La veille, accompagné du ministre des Finances, Ho Chih-chin, ils avaient pénétré en « mission d’inspection », expliquent-ils, dans les locaux de campagne de Frank Hsieh sous prétexte que leur propriétaire, une banque détenue par l’Etat, lui aurait fait bénéficier de loyers anormalement bas.
Assimilée à une provocation, cette visite a rapidement tourné à la confrontation avec les centaines de militants démocrates-progressistes qui s’étaient rassemblés sur les lieux. Des incidents ont éclaté, et c’est sous la protection de la police que les députés nationalistes ont quitté les lieux.
Depuis, les retombées de cette affaire ne cessent de grossir, puisque le ministre des Finances, emporté dans la controverse, a dû démissionner hier.
En meeting électoral hier soir, Frank Hsieh a saisi l’occasion qui lui était offerte par le KMT pour critiquer son poids excessif dans la vie politique insulaire, insistant sur le danger d’un parti unique contrôlant à la fois la présidence de la République et la législature.
Attaquant le KMT qui, depuis les législatives de janvier, dispose de près des trois quarts des sièges au parlement, le candidat démocrate-progressiste a appelé ses concitoyens à faire preuve de « justice » lorsqu’ils voteront le 22 mars.
Quant à Ma Ying-jou, le candidat du KMT à la présidentielle, il a lui aussi offert ses excuses hier, promettant à l’avenir de mieux contrôler le comportement des députés de son parti.
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