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L’ancien président de la République Lee Teng-hui a publiquement apporté sa caution au candidat du Parti démocrate-progressiste (DPP) – « après avoir observé les deux candidats pendant deux mois », a-t-il déclaré hier.
Citant abondamment la Bible, Lee Teng-hui a expliqué avoir fait son choix en fonction de deux facteurs : la nécessité d’un équilibre des pouvoirs pour une démocratie et les qualifications requises pour un chef d’Etat.
Comparant le Yuan législatif – où le Kuomintang (KMT) dispose depuis janvier d’une majorité de plus des deux tiers – à « un cheval lancé au galop sans contrôle », Lee Teng-hui a jugé que si le candidat de ce parti était élu, « la démocratie taiwanaise régresserait, ce qui entraînerait frustration et désastre ».
Lee Teng-hui a aussi déclaré avoir le sentiment que le président chinois Hu Jintao semble plus enclin à discuter avec un « fils de Taiwan ». De plus, ajoute Lee Teng-hui, Ma Ying-jeou « n’aime pas véritablement son pays. Comment pourrait-il être président ? »
L’ancien chef de l’Etat n’est pas la seule personnalité à s’être prononcée ces jours-ci en faveur du candidat DPP, puisque l’ancien président de l’Academia sinica, Lee Yuan-tseh, lui a également apporté son soutien, à l’occasion d’une interview télévisée diffusée mercredi soir sur Formosa TV.
Le prix Nobel de chimie 1986 a lui aussi évoqué la nécessité de contrebalancer le pouvoir détenu au parlement par le KMT, afin d’éviter que celui-ci n’exerce une « dictature légale » sur l’île. Lee Yuan-tseh a en outre mis en doute le « sens des responsabilités » de Ma Ying-jeou envers Taiwan.
L’appui apporté par Lee Yuan-tseh à Chen Shui-bian a souvent été présenté comme décisif dans la victoire de ce dernier en 2000. Il a toutefois perdu une partie de son crédit auprès du public du fait de l’impopularité de la réforme de l’éducation qu’il a initiée il y a une quinzaine d’années.
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