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Rencontrant hier Su Tseng-chang, venu le remercier pour son aide dans la course à la présidentielle du mois dernier, Su Huan-chih, le chef du district de Tainan, a déclaré que la seule façon de sortir des querelles fratricides qui secouent le Parti démocrate-progressiste (DPP) est d’en confier la direction à Lin I-hsiung.
Ancien président du DPP et personnalité politique respectée, Lin I-hsiung a claqué la porte du parti en 2000 pour se concentrer sur son combat contre le nucléaire.
Su Huan-chih estime que Lin I-hsiung est aujourd’hui le seul à pouvoir dépasser les clivages entre factions et sortir le DPP de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve après sa double défaite électorale – aux législatives en janvier puis à la présidentielle en mars.
Plusieurs courants s’affrontent en effet actuellement au sein de la formation, non seulement concernant les candidats potentiels à la succession de Frank Hsieh, président sortant, mais aussi sur les modalités de la sélection du prochain leader.
Partisan d’une écoute plus large des jeunes militants, Frank Hsieh a suggéré d’autoriser les membres âgés de 18 à 35 ans encartés depuis moins d’un an à voter eux aussi pour élire le prochain président de la formation, une proposition qui a été adoptée lundi par le comité central permanent mais qui a été décriée par certains au sein du parti.
Quoi qu’il en soit, Frank Hsieh a déclaré ne pas être opposé à ce que des négociations internes interviennent en premier lieu pour tenter de dégager un consensus sur l’un ou l’autre des éventuels candidats, et à ce que les militants ne soient consultés que si les tractations ne débouchent sur rien.
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