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World Vision Taiwan (WVT) est connue pour ses actions humanitaires à l’étranger ; il lui arrive aussi de tourner son attention vers Taiwan. En l’occurrence, c’est sa population aborigène et les dévastations causées par l’alcoolisme qui font depuis longtemps l’objet d’un effort particulier de la part de l’association.
Il y a dix ans déjà que WVT travaille sur ce problème, et un séminaire organisé hier a permis de revenir sur les origines de ce fléau parmi les tribus aborigènes, ainsi que sur quelques-unes des directions dans lesquelles s’engager pour le faire reculer.
L’origine de l’alcoolisme chez les aborigènes ne fait pas de doute : une difficile intégration sociale dans un monde qui change trop vite et des pressions culturelles trop fortes exercées par la population chinoise han.
Pour ce qui est du traitement, dans les principes, il s’agit avant tout de considérer le problème sous son angle social plus que médical, conseillent certains experts, même si la poursuite du travail réalisé par le personnel médical est indispensable.
« Se désintoxiquer est facile – en une ou deux semaines, c’est fait. Mais c’est rester sobre ensuite qui ne l’est pas », a souligné un chercheur qui demande que les efforts déployés ne le soient pas seulement vis-à-vis des aborigènes en ville mais aussi dans les communautés rurales.
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