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La libéralisation des importations, en particulier depuis l’entrée de Taiwan à l’Organisation mondiale du commerce, a eu des conséquences sans précédent sur l’écologie insulaire, affirment des experts de l’environnement qui appellent les pouvoirs publics à réagir.
Quantité d’insectes et de plantes sont introduits involontairement dans l’île, cachés dans les importations de plantes, de fruits et de légumes, expliquent-ils. Ces nouvelles espèces font parfois des ravages dans les cultures locales.
Il arrive aussi très souvent que les propriétaires d’animaux de compagnie exotiques – oiseaux, lézards, poissons, etc. – relâchent ceux-ci dans la nature, et les conséquences sont parfois lourdes pour les espèces locales qui résistent difficilement à cette « concurrence » importée.
Pour appuyer leur thèse, les scientifiques citent le cas de Cycas revoluta, une sorte de palmier, et de Culter erythopterus, un poisson, deux espèces étant aujourd’hui en danger de disparition sous l’effet d’une modification de leur écosystème ou habitat attribuée à l’arrivée d’un intrus.
A Kinmen, l’« herbe à poux » (Ambrosia elatior), une plante d’apparition récente dans cet archipel, a été identifiée comme une des principales causes d’allergies parmi les habitants. Dans certaines régions de l’île de Taiwan, les fermiers font face à une nouvelle nuisance, une fourmi sud-américaine, Solenopsis geminata, dont la morsure très douloureuse ne guérit qu’au bout de deux semaines.
Les experts en appellent donc aux pouvoirs publics pour qu’ils adoptent des mesures de contrôle sanitaire plus strictes concernant les importations, mais aussi qu’ils combattent plus efficacement la contrebande, source de la plupart de ces « immigrations clandestines ».
Il faut par ailleurs faire quelque chose, disent-ils, pour que les gens cessent de se débarrasser de leurs animaux de compagnie en les abandonnant dans les campagnes et les rivières.
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