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Un groupe d’une vingtaine de journalistes et de photographes étrangers a pu se rendre mercredi soir et jeudi matin de la semaine dernière sur l’îlot protégé de Wang-an, dans l’archipel des Penghu, pour observer les tortues vertes pondre dans le sable avant de repartir au large.
Aujourd’hui classée parmi les espèces en danger, cette tortue marine (Chelonia mydas) présente dans les eaux tropicales a par le passé fait l’objet d’une chasse impitoyable pour sa chair et ses œufs. Il n’en reste plus qu’environ 200 dans le monde, selon les spécialistes, dont une centaine reviennent régulièrement aux Penghu où elles sont désormais protégées, autant que possible, de leurs prédateurs naturels – serpents, crabes… – et bien sûr de l’homme, les touristes n’étant pas toujours conscients des dégâts qu’ils peuvent causer.
Ainsi, en ce moment, l’équipe scientifique du Centre de conservation des tortues qui est installé sur l’îlot de Wang-an patrouille sur les plages pour s’assurer que rien ne vient entraver le processus de la ponte : la tortue a besoin d’entre 20 et 60 minutes pour creuser son nid dans le sable, puis d’une quinzaine de minutes pour y déposer une centaine d’œufs.
Ensuite, elle passera une à deux heures à les enterrer sous le sable, avant de retourner dans l’océan. L’opération peut se répéter quatre à six fois de suite à une quinzaine de jours d’intervalle. Quant aux bébés tortues, ils émergent du nid après cinquante jours d’incubation.
Le travail des scientifiques consiste aussi à soigner les tortues blessées. Depuis 1994, un programme de surveillance par satellite leur permet d’améliorer les connaissances mondiales sur cet animal qui reste en grand danger d’extinction, en particulier du fait de la disparition progressive de ses lieux privilégiés de nidification.
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