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<div class="h2itile">Archives</div>
<h4>Les conjoints chinois désavantagés sur le marché du travail</h4>
<p><em>Vendredi 22 octobre 2004 </em></p>
<p>Même lorsqu’ils sont très diplômés, les époux chinois de ressortissants taiwanais venant vivre dans l’île ont beaucoup de difficultés à faire valoir leurs qualifications et à trouver un emploi bien rémunéré – le résultat, reconnaît le ministère de l’Education, de la décision du gouvernement de ne pas reconnaître les diplômes continentaux.<P>Même lorsqu’ils ont obtenu les documents nécessaires pour avoir le droit de travailler dans l’île, le fait qu’ils ne disposent pas de la carte d’identité nationale taiwanaise sert de prétexte à certains employeurs pour leur offrir des salaires moins élevés qu’à leurs collègues taiwanais, affirme un représentant d’une association de promotion de l’harmonie sociale entre les deux communautés. <P>Souvent, poursuit celui-ci, les employeurs ne sont pas informés des droits de ces conjoints continentaux, ce qui rend plus difficile encore la recherche d’un emploi.<P>Le sujet de la reconnaissance des diplômes chinois revient régulièrement à l’ordre du jour, mais il n’a pour l’instant pas été possible de trouver un compromis, note le ministère de l’Education. En effet, outre les problèmes politiques que soulèverait une décision unilatérale, puisque la Chine ne reconnaît pas non plus les diplômes taiwanais, c’est surtout les retombées économiques sur le système éducatif insulaire qui inquiètent les pouvoirs publics. <P>En particulier, accepter les diplômes délivrés par les universités chinoises reviendrait à encourager les étudiants taiwanais à traverser le détroit à la recherche d’une formation moins onéreuse que celles dispensées dans l’île, avec les conséquences que l’on imagine sur l’équilibre financier des établissements insulaires déjà menacés par un recul de leurs effectifs étudiants en raison de la baisse de la natalité.</p>
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