Remarqué lors du dernier Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, le dessinateur taiwanais Push Comic (alias Ah-tui [阿推]) est l’invité ce week-end du festival
Les nouveaux mangakas, à Grabels, dans le département de l’Hérault, en France. Il exposera le week-end suivant au
Festival de la bande dessinée de Chambéry, en Savoie, seconde étape de sa tournée française.
Né en 1962 à Hsinchu, dans le nord de Taiwan, Push Comic crée principalement des bandes dessinées de science-fiction. Depuis son premier album
The Symbol of Taichi, en 1985, Push Comic a publié plus de 20 volumes. Plusieurs de ses personnages sont édités en figurines et Push Comic a également collaboré à Taiwan avec la marque de mode française Agnès B et avec l’édition taiwanaise du magazine
Elle.
Alors qu’il est considéré dans l’île comme très proche de l’école japonaise, son style très personnel lui a déjà ouvert les portes de l’édition européenne. En 1995, le mensuel français
Kameha faisait de son album
Super Balezo la première bande dessinée taiwanaise à être publiée en Europe. Les trois tomes de
Promised Island, sortis en 1998 et 1999, ont quant à eux été publiés en Italie en 2005, aux éditions Per Questa.
« Parmi les 3 841 nouveaux albums publiés en France en 2011, la bande dessinée asiatique compte pour 39,57%. La majorité des 2 043 traductions viennent du Japon et de la Corée, mais on trouve aussi la Chine, Singapour (cinq albums), Taiwan (deux albums) et les Philippines (un album) », note Michel Lu [呂慶龍], le représentant taiwanais en France, dans le dossier de présentation de l’exposition. Etre invité d’honneur aux festivals de Chambéry et d’Angoulême a permis à Taiwan de faire connaître sa bande dessinée, ajoute-t-il, en se félicitant que les professionnels français du secteur jugent que les bandes dessinées taiwanaises, riches d’un héritage culturel diversifié, ont le potentiel pour percer au niveau international.