Dans un discours enregistré pour le Sommet de Copenhague sur la démocratie 2026, qui s’est tenu le 12 mai dans la capitale danoise, le président Lai Ching-te [賴清德] a réaffirmé l’engagement de Taiwan à œuvrer pour le bien commun dans le monde.
Les régimes autoritaires continuent de menacer la paix et la stabilité mondiales par l’intimidation militaire, la coercition économique, les cyberattaques et les opérations clandestines, a souligné le chef de l’Etat. Il a cité en exemple le récent blocage coercitif, par la Chine, des routes aériennes normales, qui a entraîné le report de sa visite en Eswatini le mois dernier.
En première ligne de la défense de la démocratie, Taiwan est disposé à et capable de partager son expérience avec le reste du monde en matière de développement de technologies soutenant les systèmes démocratiques, de protection du libre-échange et de renforcement de la résilience en matière de défense, a affirmé le président.
En particulier, Taiwan continuera de tirer parti de ses atouts dans les semiconducteurs et l’intelligence artificielle, a assuré le président, tout en collaborant avec ses partenaires pour bâtir une chaîne d’approvisionnement démocratique, fiable et plus résiliente, et contribuer ainsi à la sécurité et à la prospérité de l’économie mondiale.
Lai Ching-te a également profité de l’occasion pour remercier les Etats-Unis de leur engagement envers la sécurité de Taiwan ; l’Union européenne et les pays européens d’avoir réaffirmé l’importance de la paix dans le détroit de Taiwan ; et le Japon, les Philippines, l’Australie et les autres partenaires de la région indopacifique pour leur soutien à la stabilité régionale.
Le chef de l’Etat a déclaré que, depuis la première élection présidentielle au suffrage universel direct à Taiwan, il y a 30 ans, le peuple taïwanais n’a cessé d’approfondir la démocratie, de promouvoir la justice transitionnelle et de défendre les droits humains et des valeurs diverses, consolidant ainsi la place du pays comme phare de la démocratie en Asie.
Le président a affirmé qu’aucune tentative d’isoler Taiwan ne saurait altérer le droit et la détermination du peuple taïwanais à s’engager auprès de la communauté internationale. Il a appelé les pays à s’unir pour défendre la démocratie et garantir aux générations futures un monde libre, ouvert, pacifique et prospère.
Selon la présidence de la République, le sommet a réuni des personnalités politiques et des représentants de la société civile du monde entier, dont la première ministre danoise Mette Frederiksen, le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et l’ancienne vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland.