Taiwan est fermement attaché à la défense de la liberté et de la démocratie, à l’approfondissement de la coopération internationale et au maintien de la paix et de la stabilité régionales, déclare le ministre adjoint des Affaires étrangères François Wu [吳志中] dans un entretien avec Euronews Next.
Le ministre adjoint a récemment été interviewé à Taipei par la journaliste d’Euronews Pascale Davies, dans le cadre d’un reportage sur le « bouclier de silicium » de Taiwan publié le 10 juin sur Euronews Next.
Le détroit de Taiwan, souligne François Wu dans cet entretien, est une voie maritime essentielle pour le commerce mondial, l’énergie et les industries de haute technologie. Maintenir la paix et la stabilité de part et d'autre du Détroit dépasse le cadre régional ; c’est un enjeu d’intérêt commun pour l’ensemble de la communauté internationale, déclare-t-il.
Le ministre adjoint affirme en outre que la situation de Taiwan est bien plus complexe que le récit fallacieux de Pékin selon lequel l’île aurait toujours fait partie de la Chine. Contrairement à Hongkong, rappelle-t-il, Taiwan possède sa propre armée et sa propre politique étrangère et continuera de défendre sa démocratie et son mode de vie tout en préservant la paix et la stabilité régionales.
Concernant le rôle de Taiwan dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des hautes technologies, François Wu souligne que l’industrie nationale des semiconducteurs repose sur une coopération étroite et de longue date avec l’Europe, citant divers équipements et matériaux fournis par les Pays-Bas, l’Allemagne, la France et la Belgique. « Toute l’Europe tient dans ce centimètre carré de silicium », affirme-t-il.
Malgré les menaces persistantes de la Chine, Taiwan continue de défendre sa démocratie, de promouvoir la croissance économique et de renforcer sa résilience sociale, poursuit François Wu. Il précise que Taiwan ne demande pas à l’Europe d’entrer en guerre pour elle, mais aspire plutôt à approfondir l’amitié et la coopération dans des domaines tels que le commerce et l’économie, les technologies, la formation des talents et la sécurité des chaînes d’approvisionnement.
« Il y a aujourd’hui une histoire taïwanaise qui s’écrit, et je crois profondément à la résilience du peuple taïwanais », conclut-il.