L’atelier « Construire des démocraties résilientes : répondre à la répression transnationale » s’est ouvert le 23 juin à Taipei sous l’égide du Cadre global de coopération et de formation (GCTF).
Cet événement est organisé conjointement sur trois jours par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Justice et les représentations à Taiwan de l’Australie, du Canada, du Japon, du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Il réunit des experts, des représentants des forces de l’ordre et des représentants d’organisations non gouvernementales de 29 pays, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Dans son discours d’ouverture, le président Lai Ching-te [賴清德] a déclaré que la répression transnationale est devenue un défi hybride pour les démocraties du monde entier. Aucun pays n’est à l'abri de cette menace ni ne peut y faire face seul, a-t-il ajouté.
Le gouvernement taïwanais continuera de renforcer les mesures de réponse, notamment en matière de prévention, de protection et de sanctions, afin de soutenir les victimes, a affirmé le président. Ce mois-ci, le Parlement européen a adopté une résolution visant à lutter contre la répression transnationale. Taiwan soutient les efforts de l’Union européenne (UE) pour renforcer ses mécanismes de réponse et reste déterminé à collaborer avec elle et d’autres partenaires partageant les mêmes valeurs pour contribuer à la paix et à la prospérité mondiales, a-t-il déclaré.
Marie-Louise Hanna, directrice générale du Bureau commercial du Canada à Taipei, a félicité Taiwan pour ses efforts en matière de renforcement de la résilience démocratique et d’engagement civique. Elle a appelé à un renforcement de la coopération et des échanges entre partenaires démocratiques afin de relever les défis posés par la répression transnationale et les nouvelles technologies.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que les participants axeront leurs discussions sur la manière dont les régimes autoritaires utilisent les technologies numériques, telles que les deepfakes et les logiciels espions, la désinformation et la coercition transfrontalière, pour influencer les démocraties à travers le monde. Ils partageront également leurs cadres juridiques respectifs, leur coopération policière et leurs mesures de protection des victimes.