Société
La COA lance un vaste recensement de la population des civettes
30/05/2003
Des épidémiologistes de Hongkong ayant avancé récemment que la civette palmiste à masque serait à l’origine de l’épidémie de Sras, la commission d’Etat de l’Agriculture a annoncé hier le lancement d’un recensement des élevages de cet animal à travers l’île.
Bien que faisant partie des espèces protégées par la Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore en danger (CITES), la civette palmiste est encore consommée dans le monde chinois, en particulier dans les restaurants du Guangdong, dans le sud de la Chine, là où est justement apparu le virus.
A Taiwan, ce petit mammifère carnivore ressemblant à la martre n’est pas interdit à la vente s’il est issu de l’élevage, car on considère sa valeur trop minime pour engendrer un trafic d’envergure. A l’état sauvage, l’animal est en revanche protégé.
Selon Huang Kuo-nan, un zoologiste amateur, il existe dans l’île plusieurs élevages, notamment dans les alentours des communes de Chichi, dans le centre de l’île, et de Paiho et Meinung, dans le sud, qui fournissent en « gibier » certains restaurants.
Si la plupart de ces fermes ne renferment que quelques dizaines de spécimens, d’autres en comptent plusieurs milliers. Aucune ne serait toutefois assez grande pour se lancer dans un commerce à l’exportation.
Aussi élevé comme animaux de compagnie, les civettes palmistes à masque n’ont plus les faveurs des citadins qui ces derniers jours s’en sont souvent débarrassés par peur de contracter le Sras.